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La Grande-Guerre racontée par les Poilus

5e Régiment d'infanterie coloniale

Pendant 

la 

Campagne

contre

l'Allemagne

 

du

 

1er Août 1914

Au 

 31 Aôut 1915

 

 

A l'avenir les historiques des corps des troupes seront établis conformément au modèle ci-joint;il porteront le titre de journal des opérations (du régiment, bataillon) pendant la campagne entreprise

On observera pour la rédaction de ce journal les régles suivantes:

Effectif du jour du départ

Indiquer la composition du corps au jour du départ.Tableau nominatif des officiers classés par bataillon,compagnies,escadrons,ou batteries

Chiffre de l'effectif en sous officiers et hommes de troupes.

Nombre de chevaux.

 

 

Mise en Route

Indiquer la date de la mise en route,et le point de concentration sur lequel le corp est dirigé.

Le corps voyage par chemin de fer ou par étapes.

Date de l'arrivée au point de concentration et indication de corps d'armées,de la division et de la brigade dont le corps fait partie.

 

Rédaction de l'historique

 

Dans la rédaction de l'historique on devra s'abstenir de commentaires et d'appréciations sur l'origines et les causes de la campagne entreprise.

l'historique d'un corps n'est que le récit fidèle,jour par jour,des faits,depuis la mise en route,jusqu'à la fin des opérations.Il ne doit donc jamais être établi  aprés coup.

 

Camps et cantonnement

 

Emplacement du camps ou des cantonnements.Indiquer les corps qui campent à droite ou à gauche.Dire si l'on est en premier ou en seconde ligne.Emplacement des grands gardes.

 

Reconnaissances

 

Leur force et leur composition.But de la reconnaissance.Résultat obtenu.

 

Combat

 

Position du corps avant l'action.Indiquer l'heure du commencement de l'action,et en général donner toujours l'heure de la journée ou un fait important se produit pendant l'engagement tel que changement de position,marche en avant,ou en retraite,occupation d'un point remarquable de la ligne de bataille,retraite d'un corps voisin combattant à droite et à gauche.Mentionner si le corps se trouve par des travaux passagers:

Tranchée-abris;fermes,ou villages mis en état de défense et servant de point d'appui.

Aprés l'action,indiquer la position conservée par le corps au moment où le combat a céssé.Mentionner l'heure.

 

Versailles 5 décembre 1874

 

Pertes

 

On s'attachera a indiquer trés exactement les pertes éprouvées par le corps dans chaque affaire,en tués,bléssés,prisonniers,et disparus.Les officiers,sous-officiers,et soldats y seront tous désignés nominativement.On se conformera pour le réveler des pertes aprés chaque rencontre quelque peu importante quelle soit au modèle A.

Cet état sera intercalé dans le corps du récit à la suite de l'action qu'il aura motivé.

Si dans la journée des hommes sont tués,ou bléssés aux avant-postes ou en reconnaissance.Le relevé en sera fait conformément au mêmer modèle.

Régles générales:indiquer toutes les pertes au fur et à mesure qu'elles se produisent.

 

 

Récompenses

 

Les promotions,décorations,et citations à l'ordre de l'armée devront être mentionnés au fur et à mesure qu'elles parviendront à la connaissance du chef de corps.En ce qui concerne les citations à l'ordre de l'armée.Celles-là seules sont des récompenses et figurent sur l'état de services.Les mutations survenues pendant la campagne parmi les officiers,par suite d'avencement,remplacement,etc

seront révélées sur un état modèle D.

 

Actions d'eclat

 

Les actions d'éclats seront mentionnées dans tous leurs détails afin de pouvoir être cités plus tard comme exemples à suivre.

 

 

Situation

 

Aprés une affaire serieuse où le corps aura éprouvé des pertes sensibles,il y aura lieu d'établir un nouveau tableau de composition du corps en officiers.Ce tableau mentionnera également l'effectif restant ( sans officiers et troupe)

 

 

Observations générales

 

Les appréciations de personnes devront être scrupuleusement évitées.Les ordres reçus ne seront l'objet d'aucun commentaire.

Chaque journée de la campagne à partir du jour du départ aura sa date inscrite en marge du journal.

Ne pas perdre de vue que les historiques doivent servir à l'établissement d'un travail d'ensemble.

Ce travail ne sera possible qu'a la condition que les faits relatés par les corps ayant concourut à la même affaire pourront être facilement comparés entre eux,et cette comparaison,pour être faite exige impérieusement l'indication exacte des dates et des heures.

Si le corps fait des prisonniers à l'ennemi,on en indiquera le nombre.On donnera autant que possible les noms et les grades des officiers ennemis faits prisonniers.

Les dimension du papier sur lequel ces historiques devront être établis seront celle du format dit téllière ayant trente-et un centimètres sur vingt.;(ce format ayant été réduit au dimention 26X18 par circulaire minèsterielle du 3 Janvier 1900).

MM les officiers généraux pourvus d'un commandement soit en campagne,soit pendant les grandes manoeuvres,veilleront a ce qu'il soit tenu à leur état major un registre journal dans une forme analogue à celle qui est prescrite pour la tenu des historiques des corps des troupes.

Ce journal devra mentionner tous les évènements à mesure qu'ils se produisent.Aucuns des incidents importants qui se présentent soit en marche,soit en situation,,soit pendant les manoeuvres,et le combat ne doit  être passé sous silence.

On consignera sur ce registre,jour par jour,sans intervalles ni grattages,le résumé des ordres reçus et donnés,les renseignements recueillis et tous les détails relatifs aux marches,cantonnements ou bivouac,au service de sûret,aux reconnaissances

aux manoeuvres,aux combats.

Il y sera joint un dossier de pièces justificatives,telles que situations sommaires,copies des ordres généraux et particumiers,rapports complémentaires,tableaux de marches,de cantonnement,ordres de mouvement.

 

Versailles,le 5 décembre 1874

 

Le Vice Président du Conseil

Ministre de la Guerre

Sgné Gal . de Cissey

Campagne de Lorraine :

Nous sommes en Août Septembre 1914.

Jour après jour, un mois avec notre Sergent Eugène Havard.

De Lyon, son départ pour le front, à Larifontaine, sa mort au combat…

 

Dans les premiers jours d’octobre 1913, le 6e régiment d’infanterie coloniale suivi par le 5e RIC débarquent à Lyon.

Alors que le 6e RIC est stationné au fort Saint Irénée, le 5e prend quant à lui ses quartiers dans la caserne Serin sur la rive gauche de la Saône.

Les 5e et 6e régiments d’infanterie coloniale ; unités exclusivement composées de recrues métropolitaines accomplissant leur service ; stationnent donc effectivement dans la XIVe région militaire de Lyon au moment de la déclaration de la guerre. 


Malheureusement, comme le soulève à l’époque le journal Le Progrès, Lyon n’a pas comblé ses besoins en casernements alors que 180.000 hommes supplémentaires doivent être logés à la hâte.

Il n’est donc pas impossible que notre poilu ait été logé directement chez l’habitant, pratique relativement courante au même titre que la location par l’armée de batiments civils voire même religieux

 

1er Août

1914

 

à 17 heures, le régiment reçoit du ministre de la guerre,le télégramme suivant: ordre de mobilisation générale.

 

.

                                                                                                                                        le 1er jour de mobilisation est le dimanche 2 Août

 

2,3,4 Août :opération de la mobilisation conformément au journal de mobilisation du corps.

Le régiment quitte Lyon en chemin de fer;en trois détachements.

Le régiment fait partie de la 2eme Brigade d'infanterie Coloniale;brigade réservée du XIVeme corps.

 

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Composition du Régiment

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Officiers

 

Etat-major

Colonel Roulet: Ct chargé des détails Charbonnel

Lt Colonel  Duhalde: Ct d'approvisionnement Pichon

Cptaine adjoint Voland: Ct  equipe teléphonique (R/de Wanrechin)

Cordier: Lt Porte drapeau Nemez R

 

1) section mitrailleuses Lt de Villleneuve de Bargemond                                                                                        

2)  """"""""""            Lt Wurenser

3)     """""""""           Honan 

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1er Bataillon

 

Chef de bataillon:Durand

Capitaine major Maignan medecin 2e classe de Shaken

                                              medecin AM 2eme cl  la Faune

 

 

1ere compagnie :

Cpt: Bourcilot     

lt: Gabaret

lt: Levrault

    S/ lt:Messire        

 

2eme compagnie

Cpt Grosjean

lt  Marmet

S/lt  Gabrielle

S/lt Lambert d'Hautefare R

 

3e compagnie

Cpt Pelud

Lt Verily

S/lt1  Jeanperot

S/lt2 Kohler

 

4eme compagnie

Cpt Dupuy

Lt Crépin

S/Lt de Lavareille

S/Lt Lucas R

 

 

2eme Bataillon

Chef de Bataillon: Demarque

                                                                        Captne adjoint major: Fouchon                 Medecin AM 1er classe Borel

 

 

5eme Compagnie

cpt Sagis Sanus

Cmdt Lagache

Cmdt Mazeran

S/Lt Ragot R

 

6eme Compagnie

Cpt Vidal

Lt Gosse

Lt Clouet

S/LtOttamani

 

7eme compagnie

        Cpt Delamarre

        Cmdt Desmier

S/Lt Faucon

S/Lt Raulin R

 

8eme Compagnie

        Cpt Monigoz

Lt Cuzin

S/Lt Lambert

S/Lt Sicard R

 

 

3eme Bataillon

Chef de Bataillon: Leroy

                                                                        Captne adjoint major:Samuel                Medecin AM 1ere classe Franck

 

9eme Compagnie

Cpt Boutems

Lt Giraud

Lt Berne

          S/lt Aiguillon R

 

10eme Compagnie

Cpt:Gadin

Lt Weissinburger

S/Lt Meinencau

S/Lt Herment R

 

11eme Compagnie

Cpt Adam

Lt Morange

S/lt 1 Cétu

S/Lt2 Richardville (R)

 

12eme Compagnie

Cpt:Martin Jarraud

Lt Golay

S/Lt Le Boucher d'Hérouville

S/Lt Fleurot (R)

 

Officiers à la suite:

Capitaine Vasselet de Toutambert

Lieutenant Chalier

 

Effectifs:

             Officiers    73

Sous officiers et troupe   3303

Chevaux 198

Mulets 45 (mulets)

                                 

 Alors que notre sergent Havard  part de Lyon le 6, pour embarquer a la gare de la Part-Dieu.

Il n’est donc pas impossible a bien y refléchir qu'il ait été logé directement chez l’habitant, pratique relativement courante au même titre que la location par l’armée de batiments civils voire même religieux.

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« Pendant que les régiments constituant les troupes de couverture volent à la frontière, le 5e régiment d’infanterie coloniale se prépare fiévreusement à rentrer en campagne.

Le moral est superbe ; les soldats crient »A Berlin " ! Ils sont impatients de courir à l’ennemi et de se battre.

Le 6 août,

le régiment, se composant de trois bataillons avec un effectif total de 73 officiers et 3.356 hommes, quitte sa garnison de Lyon, sous les ordres du colonel Roulet.

Le Régiment quitte Lyon en chemin de fer (gare de la Part-Dieu en 3 détachements). Il fait partie de la 2°Brigade d’Infanterie Coloniale, brigade réservée du XIV°Corps.

le 1er Bataillon quitte Lyon à 18h01 avec l'Etat-major du Régiment et une section de mitrailleuses.

 

7Août

 

Débarqué le 7 août à Dounoux, près d’Épinal, le régiment effectue une marche de concentration sous la direction du 14e corps d’armée. La brigade coloniale (5e et 6e régiments) est ensuite affectée successivement au 13e corps d’armée (comme réserve générale de la 1re Armée), puis, le 18 août, au 21e corps d’armée"

le lendemain 

 

Le 2eme Bataillon et la 1er section de mitrailleuses,quittent Lyon à 1h30  c'est celui de notre sergent Havard

Le 3eme Bataillon et la 1ere section de mitrailleuses quitte Lyon à 4 H

Le 1er Bataillon et l'Etat-major débarque à Dounoux (Vosges), au N.E. d’Epinal à 16h45 et se rendent à Pouxeux où ils cantonnent (gite intermédiaire).

Le 2eme Bataillon débarque dans la nuit à Dounoux où il cantonne

 

8 Août

Départ pour la frontière. Arrivé a Pouxeux (village sur la Moselle) .A partir de ce moment la concentration des troupes commence, et s’effectue dans de bonnes conditions. 

Le premier Bataillon

(Bataillon Durand) se rend au point de concentration à Fauconpierre et à Saint-Jean du marché (Compagnie Pélud cantonné avec un groupe AD 27).

Le deuxieme Bataillon

(Bataillon Demarque) quitte Dounoux pour Pouxeux où il cantonne

Le troisieme Bataillon

(Bataillon Leroy) débarqué à Dounoux à 2h30;en route pour les cantonnements de concentration.Long repas à Géromenil de 4h30 à 12h;arrivé à 16h30 à Tendon 

(cantonnement de concentration).

Le troisième Bataillon est cantonné dans la zone de concentration de la 27eme Division d'infanterie dont le Q.Gest à Lépanques.

Par ordre du Général Commendant la 27eme Division la 5 eme Coloniale est rattachée à titre provisoire et presque à nouvel ordre à la 54eme Brigade (cantonnement administration) dont le Q.G est à Réhaupal.

2 maréchaux des logis,2 brigadiers,8 cavaleries,regroupés du grand Hussard formant le groupe des cavaleries montées rejoignent à Fauconpierre.

 

10 Août

 

Stationnement dans les cantonnements de concentration.

A 17h30: ordre de se mettre en route immédiatement en direction de Bruyères par Saint-Jean du Marché et Lepange.

Départ à 19h30.

La Brigade coloniale est reconstituée sous le commandement du général Limousin

A 21h00 ordre de statonnement

1 Bataillon (Demarque) à Prey

2 Bataillon à Fimenil

Arrivés dans les cantonnements entre 1h et 2h le régiment a été coupé par des colonies d'artillerie entières.

 

11 Août

nous arrivons a Pouilleux (c’est le village Les Poulières) nous y stationnons jusqu’au 13

 

Départ du régiment

à 3 h00

itinéraire

Beauménil-Hepelmout

 

à Hepelmout à 4h30.ordre de stationnement

à les Poulières (Bataillons Demarque et Leroy)

à Jiroux  Bataillon Durand

arrivés au cantonnement à 6h30.

Après avoir été en réserve à Raon L’Etape. Nous entendions le canon gronder tous les jours. Le soir nous étions obligés d’enfoncer les portes de granges pour pouvoir cantonner, les habitants ayant fuit devant l’ennemi.

 

12 Août

Repos dans les cantonnements

 


_ " Le lendemain 12 août, après un combat qui dura de 5 heures à 9 heures du matin, ... , les Bavarois entrèrent en force à Badonviller. A ce moment, quelques chasseurs en retraite tirèrent sur les colonnes qui venaient renforcer l’ennemi. Furieux de cette fusillade, les Allemands alléguèrent que des civils avaient tiré sur eux, prétexte mensonger toujours invoqué pour justifier leurs crimes. 

Ce fut alors un déchaînement de rage d’une sauvagerie inouïe. « Feu et sang » : tel fut l’ordre donné par un des chefs, digne émule d’Attila. Et, malgré les protestations et les assurances du maire et des notables, le sinistre carnage s’accomplit. 

A Badonviller, comme dans bien d’autres communes de France et de Belgique, obéissant à l’ordre criminel de terroriser les habitants, les premiers envahisseurs teutons : 

- ont pillé : après avoir ordonné à la population de se rendre, les hommes à l’Hotel de Ville, les femmes dans la propriété enclose de M. FENAL, et de laisser portes et fenêtres ouvertes, les vandales pénétrèrent partout, brisant et pillant de la cave au grenier, jetant sur le sol les denrées qu’ils ne pouvaient pas emporter. Des voitures vinrent, dans cet après midi du 12 aout, enlever literies et couchages.

- ils ont incendié : brûlant les maisons l’une après l’autre, méthodiquement, scientifiquement, avec ces engins spéciaux qui faisaient partie de leurs équipements de guerre, ne permettant à aucun propriétaire de sauver quoi que ce soit, pas même le bétail ; 84 maisons et l’église furent entièrement détruites durant cette journée.

- ils ont assassiné : tirant sur les habitants sans distinction d’âge ou de sexe, les tuant au hasard dans les rues, sur le pas de leurs portes, presque à bout portant ; douze civils ont ainsi trouvé la mort.

- ils ont achevé des blessés : deux chasseurs à pied, blessés, ayant été surpris dans l’écurie de l’Hotel de la Gare, les bandits vinrent demander des allumettes à l’hôtesse et mirent le feu à son écurie en sa présence, empêchant les blessés de sortir ; ces malheureux furent carbonisés avec un cheval qui se trouvait encore dans le bâtiment ; ils incendièrent la maison de M. DEBUS, directeur de la faïencerie, servant d’ambulance et protégée par la Croix Rouge ; l’on eut à peine le temps d’évacuer les blessés.

- ils ont brutalisé les prisonniers civils et les otages ; l’ordre de se réunir sous les halles fut appliqué pour tous, sans souci de l’âge et des infirmités ; ils y traînèrent, en les rouant de coups, des vieillards (M. NIER, 58 ans, M. OLIVIER, 75 ans) ; des aveugles (M. GRANGE) ; des simples d’esprit (M.X). M. BATOZ, 65 ans, malade, fut traîné en chemise sur la route...

 

13 Août

Départ à 1h30

itinéraire:

Bruyère-Antrey-Jeanmenil

Cantonnement à Jeanmenil à 12h15

 

14 Août

la 1ere armée prend l'offensive sur Cirey

Départ  par Brut  sur Raon l'Etape

à 3h00

Grande Halte à 8h00 à Neuveville les Raon

Le cantonnement au N-E dans la direction de Cirey

Départ pour Neufmaison à 5h00

arrivés et cantonnement à 19h45

ordre d'être prêt à partir à 5h00 du matin

15 Août

Le réveil a 1 heure du matin pour toucher des vivres départ a 4 heures pour Manonvillers (confusion avec Badonviller : voir plus bas). Village pillé et brûlé par les Allemands après avoir rencontré les blessés, des morts et les éclopés du 121è et du 139è de ligne, que nous voyons par dizaines dans les fossés de la grande route que nous parcourons avec courage.

 

Départ de Neuf-maisons:

3h45

Arrêt à Badouvilliersà 6h30 (village incendié par les allemands).

Le régiment prend une formation dans la direction de Breinmenil

                                Départ à 11h15 dans la direction de Breinmenil

Rassemblement en arrière de la côte 407 arméee.L'artillerie de corps (groupe du 6e régiment commendemant Oltereur

 

Départ à 12h30 sur Petitmont-Val-de châtillon

Ordre d'occuper la château de Chatillon.

ordre de marche(1-2-3)

les 2e et 3e Bataillons sont arrêtés sur Cirey par le général Commendant (pluie battante).

Cantonnement à Val et Chatillon pour les 2e et 3e Bataillons à 20 h00.

Le 1er Bataillon occupe les débouchés du château de Chatillon dans la direction de la frontière.

 

Nous restons en position jusqu au 4 heures du soir, après nous avoir distribué des vivres de réserve. Les ravitaillements ne se font déjà plus régulièrement et deviennent rare. Actuellement nous possédons 220 cartouches chacun.

Le 21è bataillon de chasseurs a perdu une compagnie en défendant le village de Manonvillers (lire Badonviller) où il y a 70 maisons brûlées, Toutes les maisons sont criblées d’obus et de balles, c’est effrayant. . 
Nous partons pour Cirey (sur Vezouze) a 4 heures du soir.

Nous avons traversé sous une pluie battante les champs de bataille nous avons trouvé les premiers morts. Un ulhan (soldat allemand) était étendu sur le bord de la route, et de l’autre côté un infirmier d’artillerie.

Ensuite nous sommes passé a l’endroit ou avait chargé a la baillonnette le 121 et le 139è de ligne. La plaine était couverte de morts. Que nous n’avions pas encore eu le temps d’enterrer. C’était horrible. Il fait un temps affreux. L’eau tombe a torrent.

L’on arrive au cantonnement (Val et Chatillon) vers 8 h le soir toujours sous la pluie nous sommes reçu a bras ouverts. La bonne vieille nous a fait chauffer une pleine marmité de vin et nous avons mangé un rôti de veau.

Les habitants on été pillé, les allemands satirisent les jeunes filles du villages, les jettent a l’eau et les font brûler vives après les avoir violées.

 

16 Août

nous arrivons a Saussenrupt. 

 il fait toujours un temps affreux il pleut sans cesse.

le lieutenant Messire, aux avant-postes du château de Châtillon, surprend un détachement de uhlans établi à la frontière, au poste de douane de La Frimbole.

Mais il n’y a pas d’engagement jusqu’au 18 août, date à laquelle le régiment occupe, en Lorraine annexée, le front Valérystal - Saint-Léon, surveillant les hauteurs de Walsheid et la vallée de la Bièvre. Nos soldats sont impatients de se rencontrer avec l’ennemi : l’occasion leur en est bientôt donnée » 

 

Départ 

à

5heures

 

Le 1e Btaillon doit rentrer en position;ordre de marche (2-3-1)

Direction Chatillon château

où l'on s'arrête à 7h00 en halte gardée,les avant-postes à la frontière

La Brigade devient réserve generale étant rattachée au XIIIe corps.en arrière du mouvement de la 26e Division sur lafrimbole-Eurkesteim et Saint Quirin

Cantonnement au château de Sanssenrupt à 15h30

 

17 Août

 nous avons rentré en Lorraine (alors en territoire ennemi) à 5h40 du matin, le soir nous cantonnons dans un bois

Départ

à

5heures

 

ordre de marche (3-2-1)

arrivé à Saint quirin à 7h00

occupation de position:

Bataillon Leroy croupe 407

Bataillon Demarque croupe370

Bataillon Durand en réserve à Saint-quirin

Nous couvrons le défilé de la 26e division sur  Wasperweiter et Alberschweiler. Cantonnement à Lafrimbolle. 

 

18 Août

nous entendons le canon de très près. et a ce moment donne une fusillade intense. 


Le colonel Rouller (en fait, il s’agit du Colonel Roulet) a rassemblé le 5e Marsouin et leur a fait un petit sermon émouvant, et tous en cœur nous avons chanté la Marseillaise accompagné du colonel ; en nous disant : « Mes enfants a partir d’aujourd’hui l’on marche au canon ».

Le soir nous cantonnons à Saint Léon. Nous sommes en face des retranchements ennemies (à Waldscheid) la compagnie reste installée en petits postes

 

Départ

à

9h45

 

La Brigade coloniale passe à 12h00 sous les ordre du général commendant le XXIe corps

Itinéraire:

Saint-quirin-Alberschweiler-Liguithal Saint Léon

 

Bivouac en face de Walsheiw

3 compagnies en grand-garde

 

19 Août

combat de  Walsheid - St-Léon

la 7è compagnie prend contact avec l’ennemi, en exécutant une reconnaissance le soir. Le Général ( Simonin, Cdt la 2e Brigade coloniale ?) a pris l’offensive. Les Allemands sont bien retranchés, ils ont des travaux formidables, leurs tranchées sont en ciment armé et leur servent actuellement de champ de tir. Et depuis longtemps déjà appropriés craignant une attaque de ce côté.

Après avoir essayé un attaque qui a mal reussi (combats de Walsheid : voir ci-dessous) , l’artillerie a donné et a mis le feu a une maison allemande pleine de munitions qui brûle pendant toute la nuit avec une pétarade sans fin. 
Nos pertes furent conséquentes, mais le soir nous prenons les tranchées d’assaut, une partie de la 5e compagnie du 5e (RIC) est restée sur le terrain. 
Les Allemans abandonnent leurs positions qu’ils reprennent le lendemain matin. 
Pendant la nuit nous avons organisé les positions de défense et nous sommes restés sur les lieux

 

le régiment reçoit l’ordre d’attaquer les hauteurs boisées à l’est de Walsheid.

Cette opération doit être effectuée par deux bataillons à droite, le 2e bataillon (commandant Demarque) ; à gauche, le 3e bataillon (commandant Leroy) ; le 1er bataillon (commandant Durand) est en réserve à Saint-Léon.

Dès le début de l’action, une batterie du groupe du 6e d’artillerie, qui nous est adjoint, détruit une batterie allemande qui vient de s’installer sur la hauteur de Walsheid. 


A 14h.20, le bataillon Demarque s’empare de la position, mais ses compagnies sont fauchées par un tir violent de mitrailleuses jusqu’alors dissimulées. Le bataillon Durand est envoyé sur la droite du 2e bataillon pour essayer de tourner et de détruire cette batterie de mitrailleuses ; mais il se heurte sous bois à de fortes tranchées occupées, devant lesquelles nos attaques à la baïonnette, menées avec un entrain remarquable, finissent par déloger l’ennemi qui, en certains points, exécute lui-même des contre-attaques. 

Entre le bataillon Leroy, qui occupe la gauche de la ligne, et le bataillon Demarque, un vide s’est produit. Un bataillon du 6e colonial reçoit l’ordre de le combler avec deux compagnies en ligne et deux compagnies à Valsheid. Il fait nuit ; les deux compagnies qui se portent vers la première ligne sont accueillies par un feu violent et décimées. Leurs deux capitaines sont tués ; néanmoins, elles conservent leurs positions. 

Pendant la nuit, les unités se retranchent. A gauche, le 3e bataillon occupe une forte position face à de nombreuses tranchées ennemies établies devant les villages de Haarsberg et de Hommert, où tout le VIe corps allemand, soutenu par une formidable artillerie comprenant des obusiers de tous calibres, tient le noeud de routes qui, par les pentes des Vosges, descend sur Phalsbourg. Au centre, se trouvent les deux compagnies du 6ecolonial, fortement éprouvées la veille ; à droite, les 2e et 1er bataillons du régiment. 

Dès le matin, la fusillade recommence très vive : l’ennemi, qui a reçu des renforts pendant la nuit, attaque sur tout le front.

Une des premières balles atteint en plein coeur le commandant Leroy, du 3e bataillon, où il est très aimé. Un mouvement de stupeur se produit ; le capitaine Bontems prend le commandement du bataillon. 

A grand’peine, au milieu des bois, en doublant les attelages, on peut amener presque sur nos tranchées une section d’artillerie qui ouvre le feu à 8oo mètres sur les ouvrages ennemis, où s’accumulent en peu de temps des monceaux de cadavres : l’élan de l’attaque est momentanément arrêté. 

Pendant ce temps, un mouvement enveloppant se produit sur notre extrême droite. Le général Simonin, commandant la 2e brigade coloniale, fait porter les deux compagnies du 6e, maintenues jusqu’alors en réserve à Walsheid, sur la position de repli de Saint-Léon, occupée la veille et où se déploient les deux autres bataillons du 6e régiment. 

Deux batteries du 6e régiment d’artillerie sont placées sur les crêtes La Volette - Saint-Léon et arrêtent un moment l’élan ennemi. Mais la 2e brigade occupe un front de près de quatre kilomètres : elle n’a plus aucune réserve ni soutien.

L’attaque de front ennemie reprend très violente entre les 2e et 3e bataillons, sur les deux compagnies du 6erégiment, qui ploient sous cette attaque ; à 10 heures, quelques fractions ennemies percent notre ligne et occupent la lisière ouest des bois qui couronnent la crête. 

Le commandant Demarque, voyant le danger, lance avec deux compagnies une contre-attaque, réoccupe la crête et repousse l’ennemi. Mais à 11 heures, celui-ci revient en forces, les hommes marchant par quatre, les officiers les poussant à coups de sabre.

Une fusillade intense fauche l’ennemi qui s’approche jusqu’à nos tranchées et les déborde. Des actes d’héroïsme se produisent ; nos hommes, s’élançant à la baïonnette, repoussent l’attaque et meurent sans reculer d’un pas. 

Mais bientôt la position est intenable il faut se retirer par échelons. A midi, le général Simonin indique comme positions de repli la crête de Saint-Léon, déjà occupée par le 6e colonial.

Malgré l’attaque d’un ennemi dix fois supérieur en nombre, nos troupes se retirent en bon ordre. Les premières fractions descendent de la crête à midi, appuyées par notre artillerie, qui tire dans les bois ; mais les derniers éléments ne se retirent qu’à 13 h. 45, ayant soutenu depuis le matin un engagement violent et pendant 1h. 45 une lutte héroïque. 

Certaines unités, en quittant les bois, prennent des formations régulières en petites colonnes pour descendre la pente, conservant intact le moral des hommes. A ce moment, les obusiers ennemis ouvrent un feu terrible sur nos batteries et sur les fractions qui, remontant les pentes de Saint-Léon, arrivent malgré tout à se reformer en arrière de la crête. 

Bientôt, notre artillerie est démontée et doit se retirer en déclavetant ses pièces. Le régiment, décimé, se regroupe vers Lettenbach et Alberschweiler, pendant que le 6e régiment, soutenu par des bataillons de chasseurs et notre 1er bataillon, repousse à la baïonnette un mouvement débordant sur notre extrême droite, à Saint-Léon. 

Les derniers éléments du 1er bataillon, soutenus par les mitrailleuses du lieutenant de Villeneuve de Bargemont, s’établissent avec les bataillons Dussaulx et Véron, du 6e colonial, au col de Saint-Léon, et y passent la nuit. Une batterie d’artillerie, appelée par nous, détruit une batterie allemande, tenue à 1.350 mètres depuis 18 heures, sans qu’elle puisse amener ses avant-trains, pris sous le feu des mitrailleuses du lieutenant de Villeneuve. 

Le 5e régiment d’infanterie coloniale qui, avec une bravoure et un héroïsme dignes des plus grands éloges, a arrêté, sans aucun soutien, pendant sept heures, l’assaut violent de plus d’un corps d’armée ennemi sur sa première position et, avec le secours de bataillons de chasseurs, les a tenus en respect pendant 6 heures et toute la nuit sur une seconde position, a subi des pertes cruelles. ».

ordre reçu à 5h45

3 Bataillon du 5e et 1 groupe d'artillerie occupant le front Valerspal

St-Léon, surveilleront Waldscheid et la vallée de la Bièvre en situation défensive, fortement fortifiée.


A 10h. 30, le Corps d’Armée donne l’ordre d’attaquer les hauteurs boisées situées à l’Est de Waldscheid.

Deux compagnies du Bataillon DEMARQUE venant de l’éperon de St-Léon doivent attaquer par la droite, deux compagnies du même bataillon étant à la gauche de cette attaque, le bataillon LEROY attaquant par la gauche.

Le bataillon DURAND reste en réserve.
A 13h., destruction d’une batterie allemande par le groupe du 6° Régiment d’Artillerie, 4 canons pris à l’ennemi par le Régiment. A 14h. 20, nos troupes débouchent des bois.

A 17h., nos bataillons ne peuvent plus progresser sous le feu des mitrailleuses allemandes, mais se maintiennent en position aux lisières des bois, après avoir subi d’importantes pertes.Le Bataillon DURAND reçoit l’ordre de détruire les mitrailleuses en partant par l’Est et le Nord de St-Léon et exécute une belle attaque à la baïonnette.
Le Corps d’Armée envoie l’ordre d’attaquer le soir même Harreberg et Hommert pour enfiler la route du Nord allant sur Lutzelbourg.

A 17h. 15, l’ordre est donné de ne pas attaquer Harreberg et de coucher sur les positions.

A 18h., le Bataillon DUSSAULX , du 6° R.I. arrive à Waldscheid pour prendre position avec 2 compagnies, entre les bataillons DEMARQUE et LEROY (2 compagnies de ce bataillon restant en réserve à Waldscheid).

 

Pendant la nuit ,les unités se retranchent,à gauche le 3e bataillon occupe une forte position face à de nombreuses tranchées ennemis. établies devant le village de Haarsberg et de Hommert où tout le VIe corps allemand est tenu par une formidable artillerie comprenant des obusiers de tout calibres,tient le noeud des routes qui par les pentes des Vosges descend sur Phalsbourg.

Au centre se tiennent les 2 compagnies du 6e colonial fortement éprouvées la veille;à droite les 2eme et 1er bataillon de régiment.

 

20 Août

Ce matin,comme l'on s'y attendait,les Allemands sont venus en grands nombre.Partout on ne voyait que des allemands.Ils avaient de grosses artilleries,qui nous a détruits,nous avons résisté un moment;mais nous avons été forçé de battre en retraite précipitamment en abondonnant nos morts,le soir nous avons cantonné à Guenneback.

 

Forte fusillade dans la nuit.La fusillade reprend à 5 heures sur toute la ligne trés vive:l'ennemi qui a reçu des renforts pendant la nuit attaque sur tout le front.

Une des première balles atteint en plein coeur le commandant Leroy,du 3e bataillon où il est trés aimé.Un mouvement de stupeur se produit;le capitaine Bontems prend le commendement du bataillon.

A grand'peine,au milieu des bois,en doublant les attelages,on peut amener presque sur nos tranchées,une section d'artillerie qui ouvre le feu à 800 mètres sur les ouvrages ennemis où s'accumulent en peu de temps des monceaux de cadavres:l'élan de l'attaque est momentanément arrêté

ordre est donné de résister sur place à une violente attaque allemande

Deux bataillons du 6e RI doivent être envoyés pour nous soutenir.Mais un mouvement offensive  signalé sur notre droite décide le Général Simonin commendant de la 2eme Brigade à orienter dans cette direction les 2 bataillons du 6e RI et les 2compagnies du Bataillons Dussaulx (6e RI resté à Walscheid).

 lieutenant Bourdet précise que la position de repli de Saint-Léon occupée la veille et celle où se déploient les deux autres bataillons du 6 e régiment.

Aucune réserve n’existant plus pour soutenir nos bataillons, l’artillerie n’ayant pu amener que deux pièces sur les hauteurs, le repli par échelons est commencé à midi avec ordre du Général de réoccuper les positions prises la veille.

Deux batteries du 6e régiment d'artillerie poursuit-il sont plaçées sur les crêtes la Volette-Saint-Léon et arrêtent un moment l'élan ennemi.Mais la 2e brigade occupe un front de prés de quatre kilomètres:elle n'a plus aucune réserve ni soutien.

Sous une violente canonnade des obusiers lourds, sous une pluie de balles et sous le feu des mitrailleuses, le repli s’effectue en bon ordre et dure 1h. 45.

L'attaque de front ennemie reprend trés violente entre le 2e et 3e bataillon,sur les deux compagnies du 6e régiment,qui ploient sous cette attaque; à 10 heures quelques fractions ennemies perçent notre ligne et occupent la lisière ouest des bois qui couronne la crête.

Le commandant Demarque,voyant le danger,lançe avec deux compagnies une contre-attaque, réoccupe la crête et repousse l'ennemi.

Mais à 11 heures,celui-ci revient en forces,les hommes marchant par quatre,les officiers les poussant à coup de sabre.

Une fusillade intense fauche l'ennemi qui s'approche jusqu'à nos tranchées et les débordent. Des actes d'héroïsme se produisent;nos hommes s'élançant à la baïonnette repoussent l'attaque et meurent sans reculer d'un pas.

Mais bientôt la position est intenable;il faut se retirer par echelons.

A midi le général Simonin indique comme position de repli la crête de Saint-Léon déjà occupée par le 6e colonial.

Malgré l'attaque d'un ennemi  dix fois superieur en nombre,nos troupes se retirent en bon ordre.Les premières fractions descendent de la crête à midi,appuyée par notre artillerie qui tire dans les bois;mais les derniers éléments ne se retirent qu'à 13 h45,ayant soutenu depuis le matin un engagement violent et pendant 1h45 une lutte héroïque.Certaines unités en quittant les bois, prennent des formations régulières en petites colonnes pour descendre la pente consevant intact le moral des hommes.

A ce moment les obusiers ennemis ouvrent un feu terrible sur nos batteries,et sur les fractions qui remontant les pentes de Saint-Léon,arrivent malgré tout à se reformer en arrière de la crête.

Bientôt notre artillerie est démontée et doit se retirer en declavetant ses pièces.Le régiment décimé se regroupe vers Lettenbach et Albertschweiler;pendant que le 6e régiment,soutenu par des bataillons de chasseurs et notre 1er bataillon; repousse à la baïonnette un mouvement débordant sur notre extreme droite à Saint-Léon.

Les derniers élément du 1er bataillon ,soutenus par les mitrailleuses du Lieutenant de Villeneuve de Bargemont s'établissent avec les bataillons Dussaulx et Véron du 6e colonial au col de Saint-Léon et passent la nuit.Une batterie d'artillerie ,appelée par nous,détruit une batterie allemande tenue à 1,350 mètres depuis 18 heures sans qu'elle puisse amener ses avant-trains,pris sous le feu des mitrailleuses du lieutenant de Villeneuve.

A 18h. 30, ordre est donné de se replier sur La Valette , un bataillon d’infanterie devant nous relever dans nos positions avancées.

 

Le 5e régiment d'infanterie coloniale qui avec bravoure et héroïsme dignes des plus grandes éloges a arrêté sans aucuns soutien,pendant sept heures l'assaut violent de plus d'un corps armée ennemi sur sa première position,et avec le secours des bataillons de chasseurs a tenu en réspect pendant six heures et toute la nuit,sur une seconde position; a subi des pertes cruelles:

OFFICIERS 
14 hors de combat, dont 8 tués : 


LEROY (François), commandant.                          RICHARVILLE (Jacques), sous-Iieutenant. 

DUPUY (Gilbert), capitaine. -                                 MENEVEAU (Alphonse), sous-lieutenant. 

VASLET DEFONTAUBERT, Capitaine.               CREPIN (Henri), lieutenant, mort en  Allemagne des suites de ses blessure

    LAGACHE (Ernest), lieutenant.                         MAZERAN (François), lieutenant

 

TROUPE 
544 hommes hors de combat, dont 59 tués : 



JîOUG-EY (Louis), adjudant-chef.    RICHARDOT (Joseph), adjudant. 

PIERRE (Alphonse), adjudant.         BERTHIER (André), sergent-major. 

POULET (Emile), sergent.                 VERPAUD (Paul), sergent. 

BROCHE (Jacques), sergent.            PRINCET (Louis), sergent. 

COMBE (Louis), sergent.                  MORTHON (Lucien), sergent. 

PAULIN (Albert), caporal.               BIZOT (Victor), caporal. 

DANNET (Louis), caporal.                 SPICKER (Georges), caporal. 

BERNARD (Henri), caporal.              ARFORD (Charles), caporal. 

CORDOLAT (Etienne), caporal.      GUILLAUME (Anatole), caporal. 

VIOLY (Lucien), caporal.                  PERRATONNE (Henri), caporal. 

BRAUD (Louis), caporal.                  BESSON (Gilbert), taporal. 

DEGOUTE (Jean-Marie, soldat.      PEYRE (Louis), soldat. 

FRÊMOND (Emile), soldat.           LEGUAY (Jules), soldat. 

CLAIR (Jacques), soldat.             LAFONTAINE (Auguste), soldat. 

MICHEL (Denis), soldat.               BOULON (Jacques), soldat. 

COURTAUD (Claudius), soldat.   PAYAT (Marius), soldat. 

LADOY (Jean), soldat.                 VIAL (Jean), soldat. 

COEX (Auguste), -soldat.       AUBEL (Albert), soldat. 

MOSER (Louis), soldat.            POISOT (Henri), soldat. 

CHEVANCE (Marius), soldat.  LALIVE (Jean), soldat. 

JOUVET (Abel), soldat.            DTTCHÊNE (François), soldat. 

HENRY (Raoul), soldat.        GRUET (Henri), soldat. 

BERTHELOMEAU (Charles), soldat. CIIEVILLARD (Louis), soldat. 

LAGRANGE (Jean), soldat. VAUTRIN (Louis), soldat. 

DECHET (Joseph), soldat.       LEVIGNE (Annet), soldat. 

ARIBERT (Auguste), soldat. COUSTON (Auguste), soldat. 

ODET (François), soldat. GATTERDAM (Joseph), soldat. 

BAUD (Pierre), soldat. HUMBERT (Gustave), soldat. 

SAVIGNAT (Michel), soldat. DUFANG (Tiburce), soldat. 

THIBAUD (Charles), soldat. 



Les docteurs

 

Cordier, de Shaken,

Franck et Mury

sont  restés aux mains de l'ennemi à l'ambulance de Walsheid, où ils donnent leurs soins aux nombreux blessés.                                                         

La position de St-Léon et les bois sont fouillés par les gros obus allemands qui les rendent intenables : l’artillerie est démontée et se retire. Les pertes sont considérables.
Néanmoins, à la nuit les positions sont encore bien tenues et une contre-attaque à la baïonnette nous rend le bois de St-Léon.

Arrêter le 20 Août au soir par nos bataillons établis à Saint-Léon et par un feu violent de notre artillerie plaçée à la Valette,l'ennemi ne poursuit pas ses attaques

Le Régiment complètement décimé se rend à Abreschviller pour se reconstituer ».

 

21 Août 

nous continuons a reculer après une marche de nuit,

nous sommes arrivés à Brémenil ou nous sommes restés toute la journée. 
Le soir nous avons couché dehors, sur la paille mouillée, en prévision d’une attaque de nuit.


La brigade coloniale reçoit l'ordre de s'établir sur la croupe à l'ouest de Saint-Quirin pour proteger le mouvement de repli de la 4e division.

Le régiment organise des tranchées prés de la côte 376

Evacuation d’Abreschviller à 6h. en direction de Lettenbach et St-Quirin.

Le régiment prend position à la cote 376 à midi pour couvrir l’écoulement par la route des voitures et parcs de la 43°Division.

Les positions sont quittées à 24h.

 

Dans la nuit du 21 au 22,il se porte à Bréménil 

 

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22 Août

 

Arrivés à Brémenil à5 h00

A5 h00  du matin le régiment prend position en avant de Bremenil.

Le soir prés de 20h00.le régiment est  aux avant postes 

 

23 Août 

Combat de Montigny

 

ce matin nous avons rencontré l’ennemi (engagement de Montigny) auquel nous avons causé de grandes pertes.
Le soir nous nous sommes repliées jusqu’à Baccarat où nous avons couché dans une cristallerie.

 

Le régiment reçoit l'ordre de se porter  de Bréménil à Baccarat  par Merviller.

 

La brigade coloniale recoit l'ordre de se rendre de Bréménil à Baccarat par Merviller dans l'ordre de marche suivant: 6e regiment colonial,un groupe du 6e régiment d'artillerie,et 5e régiment d'infanterie coloniale

A 7h00 au moment où le 6e régiment et le groupe d'artillerie,aprés avoir dépassé Montigny se dirigent sur Baccarat;

la cavalerie signale une colonne d'infanterie allemande venant de Domèvre et se dirigeant sur Montigny,le régiment reçoit l'ordre d'arrêter cette troupe ennemie pendant l'écoulement de notre colonne.Le 2eme bataillon est plaçé à gauche de Montigny,face au nord,;les 1er et 3eme bataillons en réserve au sud du village.Les troupes étant à peu de distance,l'action de l'infanterie devient aussitôt trés vive.Nos batterie ouvrent le feu,mais presque aussitôt elles sont contre-battues par l'artillerie ennemie,établie en position de surveillance. Des mitrailleuses nous causent des pertes sensibles,pendant que la gauche allemande cherche,par infiltration et en gagnant les bois, a envelopper notre droite.

A 9h00 à Montigny une colonne allemande est aperçue débouchant de Domèvre-sur-Vezouze sur notre flanc droit.

Le régiment reçoit l'ordre d'attaquer cette colonne:le Bataillon Durand à droite,le Bataillon Demarque à gauche

le Bataillon BONTEMPS en réserve au Sud de Montigny.
L’attaque est engagée par le 1er Bataillon d’abord, puis par le 2°. Elle est accueillie par un feu nourri d’infanterie et une violente canonnade de l’artillerie de campagne.

A une demande de renforts et de canons, le Général commandant la Brigade prescrit de ne pas s’engager à fond.

Sous un feu des plus meurtriers et après des pertes sensibles, le Régiment se replie par échelons sur Neuviller où il continue à défendre ses positions.

Devant des forces très supérieures, notre artillerie ne nous soutenant plus, l’ordre est donné de se replier sur Baccarat où le Régiment arrive à 20 h.

Il devient évident que nous sommes attaqués par une forte colonne.Le général commandant la brigade préscrit de ne pas s'engager a fond et de rompre le combat.Le 3e bataillon est déployé pour protéger le repli des 1er et 2eme bataillon, qui en moins d'une heure ont perdu plusieurs officiers et de nombreux sous-officiers et soldats.

Le 6e régiment est arrêté à son tour vers midi pour reccueillir le 5e régiment exposé au tir d'obus explosifs ennemis.Pendant 4 heures,le mouvement de repli sur Merviller s'execute en ordre,par echelons,sous un feu violent d'infanterie et sous une grêle d'obus.

L'infanterie ennemie progressant par notre gauche un bataillon du 6e colonial s'établit solidement sur la croupe de Criviller au nord de Baccarat,où il devait stationner,d'aprés les ordres reçus le matin.

 

Nos pertes sont sensibles : 


OFFICIERS :

2 blessés. 

TROUPE 
 262 hommes hors de combat, dont 3 tués:

 
BREHAUT (Jules), soldat.        BESSERVE (Jean-Baptiste), soldat. 

JOSSERAND (Marie-Louis), soldat. 

 

24 Août 

Combat de Merviller. 

 

 

L'ennemi est entré à Merviller.Le régiment à reçu l'ordre  de reprendre ce village.Il est soutenu par le 6e colonial qui a pour mission d'établir des tranchées sur la croupe

de Crivilier où il a résister la veille.

Nous reprenons sur le terrain,le même dispositif qu'à Montigny.Le 2eme bataillon, est à gauche aux fermes de La Voivre et du Colombier.la 3e à droite  à La Bringolle, face au nord;le 1er bataillon trops éprouvé,est laissé en seconde ligne et organise une position de repli vers le bois de Boulay,au sud-est de Merviller


Vers 7h. 15, les ennemis débouchent des bois,une canonnade furieuse couvre nos positions d’obus à explosifs.

A 9h00 Nos troupes sont en place:on ne voit aucune fraction d'infanterie ennemie mais toutes les positions occupées sont battues par un feu violent d'obus explosifs,qui cause quelques pertes et démoralise nos hommes.

Cependant nos bataillons restent stoïques,jusqu'à 16heures,sous une grêle de mitrailles.

A ce moment de gros mouvement d'infanterie allemande sont signalés sur notre gauche;notre artillerie et des troupes métropolitaines refluent vers Baccarat.

Bientôt,le tir des obusiers enemis s'allonge.Les routes exactement repérées sont violemment battues et l'intensité du feu augmente encore pendant que se dessine une attaque allemande sur tout le front.La brigade coloniale reste seule sur le champs de bataille,exposée sans aucun soutien d'artillerie au feu de l'infanterie ennemie qui se déclenche pendant que la grêle des explosifs fait rage.

Nos bataillons de première ligne se porte en arrière,protégés par le 1er bataillon occupant les bois de Boulay,et par le 1er bataillon du 6e régiment qui tient Criviller.

 

Le Régiment est rassemblé à 18h. à Nossoncourt.

A 18 heures,au moment où la brigade coloniale fermant la marche du 21e corps d'armée traverse Baccarat les explosifs ennemis tombent dans la ville,ou l'incendie s'allume.

Le régiment reçoit l'ordre de se porter sur Nossoncourt où il arrive à 20 heures.Mais une heure plus tard ,un nouvel ordre prescrit de reprendre Baccarat par une opération de nuit.

A 19 h.le régiment reçoit l’ordre de se porter au Nord sur Baccarat pour une attaque de nuit avec la Brigade mixte Coloniale entière.
Départ à 20h. par Bazien et la cote 371 où la Brigade reçoit l’ordre de se porter en réserve à Ménil, l’attaque de nuit devant être conduite par la 43°Division ( 86° R.I.).
L’attaque de nuit sur Baccarat échoue.

Le hommes qui depuis deux jours n'ont ni mangé,ni dormi,et ont soutenus de violents combats,sont exténués.Néanmoins on se met en route vers le nord en passant vers Baziens: 5e régiment en tête,le groupe d'artillerie qui n'a plus de munitions,puis le 6e régiment.

Mais quand la brigade coloniale arrive à la côte 371,sur la route de Baccarat,elle reçoit un contre-ordre et le régiment est envoyé à Ménil où il se rassemble à minuit.

 

 

Nos pertes

OFFICIERS 


5 hors de combat, dont 1tué : 


MARTIN-JARRAND, capitaine. 

 

TROUPE 


263 hors de combat, dont 15 tués : 

THUNS (Marius), adjudant-chef. 

BRENIER (J.-B.) , sergent-major. 

RIFFARD (Henri), sergent. 

CORNU (Georges), caporal. 

PILLA T (Claude), caporal. 

VOISIN (Eugène), soldat. 

GUEY (Jacques), soldat. 

LUCIEN (Paul), soldat. 

CHIPIER (François), soldat. 

GRENIER (Pierre), soldat. 

PAYS (Charles), soldat. 

ROUBAUD (Michel), soldat. 

BARRAUD (Louis), soldat. 

POISAT (Joseph), soldat. 

REDON (Joseph), soldat. 
 

 

25 Août

Combats de Ménil-sur-Belvitte et d’Anglemont.

 

A 11h. le Régiment est rassemblé dans les bois au Nord de Ste-Barbe.

A 11h. 45, il reçoit l’ordre d’attaquer Bazien,

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Malgré la fatigue de tous,il faut encore combattre.La brigade coloniale est rassemblée au sud de Sainte-Barbe:le 5e régiment à droite,le 6eme à gauche.

L'ordre est donné d'abord au 5e colonial seulement,puis à toute la brigade entière d'attaquer le village de Bazien,occupé par l'ennemi.Mais bientôt devant un mouvement enveloppant dirigé sur notre gauche, le 6e colonial reçoit seul l'ordre d'attaquer Bazien,pendant que deux bataillons du régiment ont pour mission de tenir coûte que coûte la ligne Ménil-Anglemont.
avec le 6°R.I.Il se met en route, mais à 12h. il reçoit contrordre pour l’attaque et doit aller occuper les positions de Ménil et d’Anglemont.

Le 3° Bataillon (BOUTANS) va occuper Ménil et les hauteurs avoisinnantes. à mi distance d'Anglemont ; le 2 eme bataillon à Anglemont et à mi distance de Ménil.

Le 1er bataillon,qui de 20 officiers et de 1 100 hommes au départ,ne compte plus que 6 officiers et 350 hommes est laissé en réserve à Sainte-Barbe,à la disposition du général Simonin commandant la brigade.

Le colonel Roulet,commandant le régiment prend la direction de la défense du front Ménil-Anglemont;il est 10heures.l'organisation des deux villages commence immédiatement;des tranchées sont creusées sur tout le front;une compagnie par bataillon est maintenue en réserve pour effectuer des contre-attaques eventuelles.Bientôt  de nombreuses fractions ennemies sortent des bois de Glonville et occupant Blazien,s'avancent sur Nossoncourt. Notre artillerie quoique trés nombreuse,les bombarde faiblement et n'arrête pas leur marche en avant. Les obusiers ennemis ouvrent sur Ménil un feu violent: Le village est détruit,incendié, mais le 3eme bataillon continue de l'occuper.

Pendant ce temps le 6eme colonial attaque Bazien avec des bataillons.Ces unités prises de front et de flanc par une fusillade nourrie,doivent aprés une résistance acharnée,se replier. Notre artillerie qui subit le feu terrible des obusiers allemands est rapidement démontée.

Vers 14 heures ,le 1er bataillon est envoyé en soutien du 6eme colonial,dans la direction de Bazien,mais déjà ce régiment s'est replié sur Ménil.Le 1er bataillon croyant Sainte-Barbe occupée par nos troupes,s'appuie sur ce village pour se porter en avant;malheureusement l'ennemie qui a pénétré dans la partie nord,,le fusille à bout portant,et il doit se cramponner au sol pour se replier par echelons.

Vers 16 heures,sur la forêt de Sainte-Barbe,dans la direction de Saint-Benoît. A la nuit les débris de ce bataillon,qui a encore perdu des officiers,tous ses adjudants et sergents-majors et presque tous ses sous-officiers se rassemblent dans les bois.

 

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Le village de Ménil,criblé d'obus explosifs,devient bientôt intenable,et vers 16 heures,le 3eme bataillon doit l'évacuer.Anglemont reste seul occupé par le 2eme bataillon et le 17 eme bataillon de chasseurs;;l'effort de l'ennemi se porte sur ce point,où il concentre le feu terrible, de tout son artillerie.Le village complètement détruit,est en flammes;les tranchées sont bouleversées;l'infanterie allemande qui s'est avançée est prête a donner l'assaut.

 

Il est 18 heures,toutes les autres troupes ont déjà effectué leur mouvement de repli.Le colonel Roulet qui est à Anglemont se concerte avec le commandant du 17 eme bataillon de chasseurs et tout deux estiment que la position n'est plus tenable.L'ordre est donc donné au 17eme bataillon de chasseur et au 2 eme bataillon de se retirer par echelon dans les bois d'Anglemont,dans la direction de Rambervilliers. Ce mouvement s'effectue comme à la manoeuvre,pas un homme ayant quitté son poste avant l'ordre de repli.

Dans cette seconde journée,comme la veille,,l'infanterie ennemie s'est infiltrée sur tout le front,utilisant supérieurement le terrain.Elle est restée menacante,tirant quelques coups de fusils ajustés,mais ne prononçant pas l'attaque à la baïonnette,que nos troupes attendirent en vain tout le jours dans leurs tranchées.Aucunes des contre-attaques préparées par nous n'a été possible.Toutes nos forces,artillerie,troupes métropolitaines,et coloniales ont dû se retirer presque sans echanger des coups de canons ou des coups de feu,devant la formidable attaque méthodique parfaitement ajustée des obusiers à explosifs ennemis qui détruisent e quelques minutes nos trops faibles tranchées d'infanterie.

C'est là une nouvelle tactique se rapprochant de la guerre de siège qui déconcerte nos hommes:beaucoup d'entre-eux pleurent de rage de se voir décimés et de se voir obligés d'abondonner leurs positions,sans pouvoir obtenir avec l'ennemi,qui toujours se cache,un veritable corps à corps pour venger leurs camarades glorieusement tombés.

 

26 Août 

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Départ de Rambervillers à 8h

Arrêt dans les bois au Sud de Bru pour se reposer : le Régiment est à bout de forces, sans repos, sans vivres, sans sommeil depuis le 19 Août.
A 16h.arrivée à St-Benoît-la-Chipotte. Combat de St-Benoît : repris à la baïonnette par le 6° R.I.Colonial. Quelques engagements d’avant-postes, au cours desquels six hommes sont mis hors combat.

 

27 Août :


Le Régiment prend position à Larifontaine à 8h. Exécution de tranchées.
Retour à Bru à 22h. 30.

28 Août :
Réveil à 4h.

En position à St-Benoît, prise des avant-postes en avant de Larifontaine.

Le 2°Bataillon (DEMARQUE) à Anglemont se lie avec le 17°Bataillon de Chasseurs.
Le 1er Bataillon (DURAND) est mis à la disposition du Général commandant la Brigade : il n’est pas touché par le contre-ordre et va attaquer Bazien où il est débordé par des forces supérieures.
Vers 16h., le bombardement de Ménil et Anglemont par l’artillerie lourde devient d’une violence inouïe. L’attaque allemande se dessine vers 4h. 45 : sous cette pluie de fer nos tranchées restent occupées et le 2°Bataillon (DEMARQUE) reste impassible.
Le repli est cependant général sur Rambervillers.
Résistant pied à pied, les bataillons sont forcés d’abandonner Ménil.
Le 2°Bataillon se replie en bon ordre et rentre à Rambervillers à 21h

29 Août :

Combat de La Chipotte.

Le colonel Roulet commandant le 5e Régiment et la brigade coloniale reçoit l'ordre de reprendre le col de la Chipote,occupé la veille par l'ennemi.Laissant au repos le 6e régiment,le colonel décide  pour s'emparer de l'objectif,d'imiter le procédé allemand.Ceux-ci consistent à envoyer en avant,fixés au sol,quelques éléments d'infanterie pour protéger l'artillerie qui execute un tir intensif et prolongé sur la position à occuper.

L'infanterie se porte alors en avant pendant que l'artillerie allonge son tir.

En marche sur St-Benoît : départ à 6h.
Le 2°Bataillon en tête, 1er et 3° en réserve à l’Est de St-Benoît dans les bois.
Le 2°Bataillon (DEMARQUE) est dirigé sur le col de La Chipotte. Progression difficile sous le feu partant des tranchées allemandes (mitrailleuses en position). Violente canonnade par nos batteries.
Le 3°Bataillon (BOUTANS) partant de la scierie prolonge la ligne à droite.
A la nuit, la position est fortement occupée, deux pièces de 75 sont montées à bras dans les tranchées mêmes.

 

Ces ordres s'executent comme à la manoeuvre.De 10h30 à 12h20 l'artillerie execute un tir en profondeur sur Saint-Benoît.Le chemin de Raoul-l'Etape et le col de la Chipote.

De 12h20 à 12h30 elle déclanche un tir intensif,puis s'arrête brusquement.C'est le signal convenu:pendant que nos pièces allongent leur tir,nos troupes se portent en avant et nous occupons le col de la Chipote sans avoir tirer un coup de fusil,sans avoir aucune perte.

 

30 Août :

Les 2° et 3°Bataillons sont toujours à La Chipotte

, à 300 m. des tranchées allemandes d’où part un feu très vif à chaque mouvement. A 18h., le 1er Bataillon, en réserve depuis le matin, va relever les deux bataillons sur la position.
Le Bataillon SCHEER du 6°R.I.C. le suit en 2°ligne.
Les bataillons de Chasseurs qui devaient prolonger notre ligne à droite ont lâché pied et notre détachement se trouve très en l’air. Dispositions prises : crochet défensif face à droite par deux compagnies.

…/…

31 Août :

Attaque générale sur La Chipotte.

La Brigade Coloniale est au centre, le 6°R.I.C. en tête, le 5° R.I.C. en réserve vers Larifontaine. Cantonnement le soir à Larifontaine…

 

Septembre

 

1er Septembre :

 

Continuation des opérations sur le Col de La Chipotte.


Le 2°Bataillon (DEMARQUE) occupe les tranchées au Nord de Larifontaine face à St-Benoît.
Le 1er et le 3°Bataillons sont en réserve à La Grande-Rue…

2 Septembre : 

 

Le 1er Bataillon (DURAND) est envoyé à La Chipotte pour recueillir le 6°R.I.C. très fortement abimé.
Les positions au Nord de St-Benoît depuis la Haie jusqu’à La Chipotte sont occupées par les 3 Bataillons du Régiment.
Le 1er Bataillon (DURAND) est fortement engagé, sont blessés les Lieutenants FUCHS, LEVRAULT et GABARET.
Un détachement de 1.200 hommes arrivé de Lyon le matin même est réparti entre les bataillons et envoyé immédiatement dans les tranchées (Capitaine EMIN, Lieutenant CALTIQUEL, S/Lieutenant EVIN).

3 Septembre :

La canonnade très violente commence dès le petit jour.
Nos positions sont conservées malgré une forte fusillade, mais à 11h. 30 le village de St-Benoît est menacé d’être tourné par notre gauche par des troupes s’infiltrant dans les bois et venant de La Haie.
Les points d’appui à droite et à gauche de notre ligne sont abandonnés.
Le Régiment qui se trouve très en l’air doit se replier sur Larifontaine, après une violente attaque allemande…

4 Septembre :

L’ordre est donné de défendre Larifontaine coûte que coûte.
Cet ordre est exécuté de point en point.
Le Régiment occupe les positions suivantes :
3°Bataillon : à la sortie de St-Benoît,
2°Bataillon : à sa gauche,
1er Bataillon : un peu en arrière, vers la droite.
Dès le matin, l’artillerie lourde allemande canonne nos positions.
Avec une constance admirable, le 2°Bataillon (Demarque, malgré des pertes sensibles, reste sur ses positions.

Devant la menace de l'ennemi,le régiment reçoit à nouveau l'ordre de défendre coûte que coûte le village de Larifontaine.De profonde tranchées sont établies en avant de la position,mais le bombardement à obus explosifs est tel que les unités éprouvent de grosses pertes sans pouvoir tirer un coup de fusils.

Le capitaine Delamarre a la tête enlevée par un obus,le commandant Demarque est grievement bléssé à la cuisse et au reins,il meurt quelques jours apré

 

5 Septembre

Le capitaine  de Saqui Sannes à un pîed enlevé,quatre officiers sont encore bléssés et environ trois cent de nos hommes sont mis hors combat.

ce jour là le journal de marche relève que le régiment à déssiné un long mouvement en arrière pour occuper la ligne Grande Rue,Larifontaine,Corbé.

Rampant toute la journée nous soubissons un feub d'une violence innouïe de l'artillerie lourde (105,150,210) allemande.

Le rgiment reste cependant sur ses positions.

Capitaine Vidal     bléssé

Lieutnt    Clouet  bléssé  

Captaine de Saqui  bléssé

Lieutent Wurminster bléssé

200 hommes hors de combat

 

6 Septembre

Le régiment est indivisionné,il forme avec le 6eme  une brigade de la 1ere Division ( phrase suivante incompréhensible) .

Durant la journée,et malgré un feu d'artillerie lourde,incéssant,le régiment este sur ses positions.

 

7 Septembre

Le 2 eme Bataillon est envoyé à Housseras

le 1er Bataillon à la ferme des Monts des chevres

le 3eme Bataillon à la Mare Bancau

 

8 Septembre

Même positions.Le Colonel Marchand prend le commandement de la brigade coloniale que lui passe le colonel Roulet;ce dernier conserve le commendement du 5e régiment d'infanterie coloniale.

 

9 Septembre

 

 Ce jour là le Régiment ayant reçu l'ordre  d'occuper le bois  d'Hertemeuche pour faciliter la marche sur Sainte-Barbe.Le 1er Bataillon y pénètre sans coup férir s'y établit solidement.A12h20 l'ordre est donné au 3e bataillon de se porté à la gauche du 1er bataillon;mais en passant à l'est de Jeanménil,il est accueilli par une grêle d'obus explosifs,dont deux seulement tuent treize hommes et en blessent vingt-deux.Le bataillon,arrêter se reforme à 18 heures en arrière de la Haye-Bancau; le lendemain il se porte à la gauche du 1er bataillon dans le bois et s'y établit en chassant quelques patrouilles allemandes

par le bataillon Durand qui y pénètre franchement et s'y établit.Le Bataillon Bouteins envoyé dans l'aprés-midi à la gauche du bataillon Durand est assaillit à l'Est du Camenil par une grêle d'obus et 37 hommes hors du combat.

 

10 Septembre

Le Bataillon Boutens  termine son mouvement et s'établit à gauche du Bataillon Durand.2 tirets

 

11 Septembre 

A 15 heures l'ordre est donné a deux Bataillons dont celui de Bouteins d'attaquer et de s'emparer  du village et de la lisière du bois aur nord bien qu'elle soit accueillie à la nuit  par un feu assez vif d'infanterie.,c'est unités s'élancant bravement chasse l'ennemi à la baïonnette et conquiert la position.

5 tirets/ bléssé.

 

12 Septembre

L'ennemi a évacué ses positions,le régiment arrive sans coup ferrir sur la Meurthe qu'il passe à gué sur les ponts tant coupés et cantonné à Bertrichamps.Les Allemands évacuent toutes leurs positions au nord de Saint-Benoît.La brigade coloniale reçoit l'ordre de se porter en avant.

 

13 Septembre

Cantonnement à Thiaville.Organisation d'une position de repli sur partie gauche de la Meurthe.Aucun engagement ne se produit:les unités travaillent à la construction d'une ligne de tranchées allant de Rahon-l'Etape à Thiaville par la Neuveville.

 

 

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Commentaires

  • GIRARD
    • 1. GIRARD Le 27/01/2018
    Bonjour, je suis en train de faire mon arbre généalogique, et surtout retracé ce que mon arrière grand père à pu faire, et surtout son parcours pendant cette grande Guerre. j'ai un document retrouver au archives de la Seine Maritime 1R3094 GIRARD Louis Arthur matricule 1425, ou il est noté qu'il à été affecté au 21è Coloniale, mais j'avoue que les notes prises à cette époque la pour moi sont un peut confus. si vous pouviez m'aider je vous en serais reconnaissance.
    ce que j'ai pu comprendre sur le document: Aux armées du 16.3.15 au 21è Coloniale, évacué "ambulance" je pense 8, 1er corps Cal du 12/11/1(5) ?. Hospit mixte, vitry le François du 28/11/15 { 6340 - Auc Armées du 21/12/1(5) ? passé téléphoniste CHR, le 6/6/16 détaché à l'e.tt.... ? de la 3è DIC commme Cycliste subsistant ?
    Campagne contre l'allemagne:
    Arnée 25/2/15 / Armée 21/12/15 : 1/10/18
    Hopital 12/12/15 - 21/12/15 / Interieur 2/10/18 - 22/2/19

    Ensuite: 21è Régiment Imp Coloniale
    Cité à l'% 21è Coloniale or155 du 17 septembre 1916 téléphoniste d'un dévouement et d'un courage à toute épreuve. Au cours des combats de juillet 1916, à fait preuve des plus belles qualités de courage et de sang froid, en posant et réparant les lignes sous un bombardement violent " Croix de Guerre, avec étoile de Bronze.

    je vous remercie d'avance pour les informations que vous pourrez m'apporter

    David GIRARD

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