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La Grande-Guerre racontée par les Poilus

22 fevrier 1914

 

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22 Fevrier 1914

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La situation sanitaire dans les casernes; 29 % de morbidité 
Tel est, d'après les chiffres officiels, le bilan pour 1914 Pour répondre aux critiques faites, la semaine dernière, par le docteur Lachaud, sur l'état sanitaire de l'armée, le sous-secrétaire d'Etat à la Guerre, M. Maginot, a fait à la Chambre, d'après les documents officiels, un exposé très complet de la situation dans nos diverses garnisons. 

Cet exposé est le résumé des télégrammes quotidiens parvenus de tous les corps d'armée et des enquêtes faites sur place par [ le sous-secrétaire d'Etat lui-même à Angoulémes ou par ses mandataires à Toul, au Mans et à Epinal. 

D'après ces documents, il résulte que sur garnisons. 125 présentent des cas de maladies épidémiques. Les garnisons les plus éprouvées sont, par ordre de décès, pur 
rapport aux effectifs, du janvier au 15 février

le Creusot, 8,41

Rornorantin, 7,56
Celle,7,02

Pamiers,5,92

Cahors, 4,50:

Nevers, 4,29

Autun, 4, 13

 Saint-Lô, 3,93
Rodez, 3,72

Vincennes, 3,38

Marseille, 3,38

Bergerac,2,87

Mayenne, 2,83
Tours. 2.59

Vitré, 2,40

Châteauroux, 2,39
Périgueux, 2.24;

Lunéville, 2,21

Castelnaudary, 2,21

Epinal, 2,18, etc. 

Du ler janvier uu 15 février, les entrées à l'hôpital pour toute l'armée, C'est-à-dire pour Le nombre des décès à l'hôpital, pendant la même période, a été de 806, soit 0/%. 
Las chiffres ainsi produits confirment que la situation sanitaire de l'ârmée est mauvaise sur beaucoup de points. 

La situation est évidemment mauvaise cette année, mais à quoi l'attribuer A la rigueur de l'hiver, au gel et an dégel successifs, d'âpre M. Maginot, et aussi au retour des permissionnaires du jour de l'Ain, qui ont apporté dans les casernes tes germes des diverses épidémies. 

Voici, du reste, un tabeau de morbidité 
.des mois de décembre et de janvier depuis 

En décembre 1908, la morbidité est de 
62 0/00 en janvier, de 95 0/00. 

En décembre 1909, la morbidité estt de 
69 0/00 en janvier, de 80 0/00. 
En décembre.- 1910; la-morbidité est de 
60 en janvier, de 9V 0/00. ? •-̃; 
En décembre 1911, la morbidité'est'de 
5S ffOO en janvier, de 81 0/00. 

En décembre 1912, la morbidité est de 
67 en janvier, de 86,0/00. 

En décembre 1913, la morbidité est de 
52 0/00 en janvier, de 96 

Il est bon de constater-que d'après les afflrmations du sous-secrétaire d'Etat, les jeunes soldats, ceux de la classe 1913, ne se sont pas plus mal comportés que ceux de la classe 1912. 

nos casernements 

Au sujet des nouveaux casernements, M. Maginot a insisté sur leur aménagement, qui est bien supérieur à celui des casernements antérieurs. Au lieu de hautes et lourdes bâtisses à plusieurs étages, on a élevé des pavillons sans étage ou à un seul étage, très judicieusement aménagés. Les lavabo sont propres et pratiques l'alimentation en eau est presque partout assurés à condition d'être chauffés convenablement, les nouveaux casernements devaient permettre aux recrues de bien résister à l'hiver. En fait, les hommes s'y sont mieux comportés que dans les anciennes casernes. La preuve en est que ce sont les corps d'armée de la' frontière ceux .précisément pour lesquels on avait fait le plus de constructions nôu- velles qui ont compté le moins de malades. 

Quant au couchage de nos troupiers, qui a été très vivement attaqué, M. Maginot a déclaré que chaque soldat a maintenant 'un matelas de laine et crin, un traversin de paille, une paire de draps, une ou plusieurs couvertures de laine, un couvre-pieds, deux tréteaux, trois planches et une paillasse. L'alimentation et l'habillement, Parlant ensuite de l'alimentation, le sous- secrétaire d'Etat s'est porté garant que les hommes étaient bien nourris et ne se plai- gnaient pas. Le taux de la ration de viande, expliqua-t-il a été porté de 320 grammes. Dans de nombreuses garnisons, des bois- 
sons hygiéniques ont été distribuées, et au 60 corps, un petit repas du matin, composé d'une soupe ou d'un morceau de fromage, venant s'ajouter au quart de café, a été donné à chaque homme. 

Passant enfin à l'habillement, M. Maginot expliqua qu'il a été nécessaire de se procurer vêtements supplémentaires. On y est parvenu en prenant dans là réserve de 
guerre 8M.000 effets et en utilisant toutes les pièces de drap disponibles. Tous les hommes ont trois ceintures de flanelle et 350.000 francs ont été affectés à l'acefuisition de tricots de laine pour les troupes de l'Est. Cette mesure séra étendue aux autres tamisons. Telles sont les principales déclarations faites par M. Maginot, avec rapporte officiels à l'appui. Elles sont de nature à con-vaincre que tous les efforts ont été tentés pour éviter un plus grand nombre de malades.

 

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Les épidémies dans l'armée' 



Les dernières dépêches signalent la, situation sanitaire des garnisons contaminées comme étant stationnaire. 

A Epinal,

malgré les mesures prises dans les casernes, plusieurs décès ont encore été enregistrés depuis dimanche. Ils seraient dus, croit-on, à la recrudescence du mauvais temps. 

Huit décès se sont produits à Verdun du 13 au 19 février. 

Un soldat du 3° génie, à Arras, est dans un état désespéré. Il est atteint de pneumonie. Son frère, soldat au même régiment, vient à son tour d'entrer à l'infirmerie. Deux cas de scarlatine se sont déclarés dans les baraquements de Bussang. A l'hô- pital de Remiremont, on signale deux décès dus à la broncho-pneumonie. 

Le colonel du d'infanterie à Soissons a envoyé en permission un assez grand nombre de jeunes soldats, en raison des épi- démies qui sévissent sur la garnison. 
A Montpellier,

trois sapeurs du 2e génie ont succombé des suites de la rougeole. Un nouveau décès s'est produit à Auch, celui d'un jeune soldat du 88" d'infanterie. Au 85e d'infanterie, à Cosne, un soldat est 
mort de la rougeole. 

Enfin, au ministère de la Guerre, trois secrétaires d'état-major, atteints de la rougeole. sont entrés au Val-de-Grâce. 
A Bergerac,

l'épidémie de broncho-pneumonie qui sévit au 108e de ligne, vient de faire deux nouvelles victimes. 

En raison des épidémies de scarlatine et de méningite cérébro-spinale qui ont causé encore plusieurs décès dans la garnison de Versailles, les permissions ont été provisoirement supprimées.

 

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Deux soldats lyonnais évadés se font pincer à Paris 

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Deux soldats du 50 régiment d'infanterie coloniale, abominablement ivres, insultaient et molestaient les passants, hier soir, boulevard de Belleville. 

On les arrêta, et à grand'peine on les conduisit an commissariat de la rue Ram- Ces deux aimables Jeunes gens, lorsqu'ils furent un peu dégrisés, racontèrent au magistrat, -NI. Legrand, qu'ils étaient arrivés, le matin même, de Lyon, leur garnison. Ils avaient été mis en prison, au régiment, mais ils s'étaient enfuis, pendant la nuit, en descellant les barreaux de leur cellule. Et, 
avec l'argent que leur avait prêté un camarade, ils étaient venus il Paris pour y « faire la noce » 

Ces deux mauvais soldats, qui se nomment Marins Salles et Louis Sagnier, ont été remis à l'autorité militaire. 

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